Tout droit venu de l’industrie japonaise , et notamment du constructeur automobile Toyota, le lean management vise à optimiser un système de gestion, industriel ou non, en ciblant et en éliminant tout ce qui n’apporte pas de valeur ajoutée. Ce système intègre une dimension humaine, avec la participation de chaque acteur à l’amélioration continue des processus de travail.

Une définition du lean management

Né au Japon dans les années 1970, le lean management reste d’actualité dans les entreprises, et se développe même de plus en plus dans le secteur public.

Littéralement, lean management signifie « gestion mince ». Il s’agit donc d’un système dans lequel l’entreprise va rechercher à réduire tout ce qui ne lui apporte rien : réduction des coûts, réduction des temps morts, réduction des délais, réduction des contraintes etc…

D’une manière générale, le lean management se traduit par les principes suivants :

– la maîtrise de la qualité de la production,
– le principe d’amélioration continue, qui associe tous les acteurs de l’entreprise, et vise à optimiser les processus de production en éliminant ce qui n’apporte pas de valeur ajoutée,
– la maîtrise de la demande et de ses variations, avec le concept de juste à temps.

Les principaux outils du lean management

La rationalisation d’un système de gestion selon les principes du lean management passe par l’utilisation de certains outils.

Le diagramme de causes et effets, ou diagramme d’Ishikawa, du nom de son créateur, est un outil utilisé lors de séances de brainstorming, afin d’identifier les causes d’un problème.

Lorsque l’équipe a défini un problème, elle en recherche les causes parmi des sources préétablies : les machines, l’environnement, les personnes, les méthodes, les équipements ou encore le management. L’identification des causes du problème rencontré permet d’enclencher une réflexion sur la solution.

La technique des « 5 Pourquoi », ou identification des causes racines, permet d’identifier les causes profondes d’un problème, de manière simple. Une fois le problème décrit, il suffit de demander pourquoi celui-ci se produit. La réponse apportée engendre une nouveau « pourquoi », et ainsi de suite jusqu’à l’identification de la cause racine.

Le management visuel est un outil sous forme de tableau, installé dans un service, qui reprend les principaux indicateurs d’activité du service. Une réunion d’équipe autour de ce tableau, souvent quotidienne et de brève durée, permet de donner à chacun une visibilité sur l’activité du service, et d’échanger sur des difficultés ou des succès.

Les nouveaux enjeux du lean management

Comprendre le lean management passe également par la connaissance des nouveaux enjeux de ce système managérial.

Loin d’être un système parfait, le lean management a aussi ses détracteurs. Pour eux, ce système accentue le stress des salariés, par une culture exacerbée du résultat et de l’indicateur.

Il standardise de manière exagérée les systèmes de travail, par l’application de processus stricts qui ne laissent pas de place aux marges de manœuvre et à la créativité des salariés. Il manipule, en ce sens que la participation des salariés débouchent sur la mise en place de procédures qui dégradent leurs conditions d’activité.

Ces constats, s’ils ont pu effectivement se vérifier dans certaines entreprises, dépendent fortement de la manière dont l’entreprise s’approprie la démarche.

Une volonté affichée et un engagement réel de la Direction dans la démarche constituent un premier socle de succès.

Une formation complète des managers à la philosophie et aux outils du lean management, ou encore un benchmarking actif dépassant les frontières de son secteur d’activité sont autant de bonnes pratiques qui ont permis de concilier amélioration de la productivité et de la qualité, et amélioration de la qualité de vie au travail.

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